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Le pourquoi de 70% des Startups qui échouent

1 an ago
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Lorsqu’on est entrepreneur web, lancer une application, une boutique, un blog, ou une plateforme d’outils n’est pas quelque chose de facile.

D’ailleurs les statistiques le montrent : la majorité des startups se soldent par un échec dans les premières années qui suivent leur lancement.

Je vous propose donc d’identifier une des causes principales d’échec lorsqu’on lance un produit digital, et de présenter les bonnes questions à vous poser pour vous aider à mettre toutes les chances de votre côté.


50% des PME font faillite dans les 5 premières années. Cette valeur, observée par l’INSEE est relativement similaire partout en Europe, et pour les startups certains chiffres vont même jusqu’à 90% !

Lorsque les entrepreneurs sont interrogés sur les raisons de leur échec, ce sont souvent les mêmes causes qui reviennent en premier: le manque de liquidités, l’absence de business-model, le désaccord entre associés, ou le manque de stratégie marketing.

Pour y voir clair, j’ai essayé de ventiler les causes par thématique, et 4 familles de causes récurrentes me semblent intéressantes :

20% des échecs sont attribuées à une « trop grande concurrence« , manque de singularité de l’expérience 19% à un défaut de compétences techniques, on va y revenir 14% au fait d’ignorer les retours clients 13% à un mauvais timing & accueil utilisateur

Si j’ai retenu ces points, c’est parce que de mon point de vue ils sont tous liés d’une manière ou d’une autre à l’expérience utilisateur. Ces quatre points recoupent 70% des témoignages et donc lorsqu’une startup échoue, il y a de grande chance qu’une des raisons en soit le manque d’attention portée aux clients ou, de manière plus globale, à l’expérience utilisateur.

Bien sur il y a beaucoup de façons d’être à l’écoute de ses clients, mais l’expérience utilisateur est fortement liée au produit: ce qu’il apporte aux utilisateurs, la qualité de son interface, son ergonomie, etc.

Mais Je voudrais profiter de ce constat pour l’aborder sous l’angle technique : parce que dans le monde digital, une grande partie de l’expérience utilisateur est aussi directement liée à fiabilité et à la robustesse de son infrastructure.

Dans le monde digital, il y a UNE raison fondamentale pour laquelle la concurrence est dure : tous les acteurs se positionnent sur un seul et même média : Internet.

En fait, Internet ce sont des échanges de données entre infrastructures. Et une infrastructure est composée de matériel réseau (cables, switchs, routeurs), et d’appareils (PC, smartphone, tablette, objets) dotés d’un processeur et d’une adresse IP.

Or, les acteurs majeurs (GAFAM – Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) disposent de moyens colossaux et peuvent investir dans beaucoup de matériel et d’appareils pour proposer leurs services.

Le résultat c’est que vos clients et utilisateurs potentiels, qui sont aussi utilisateurs de ces services, sont habitués à des « standards » très élevés.

Prenons comme exemple le temps de réponse d’une page web :

à partir de 2.5s, un site est considéré lent au delà de 3s d’attente : vous perdez 40% des visiteurs au delà de 10s d’attente : la lenteur est considérée comme redhibitoire par la utilisateurs, et d’ailleurs les études comportementales les plus récentes montrent que la majorité des utilisateurs vont considérer que votre site est en panne.

D’après une étude de Neil Patel (https://neilpatel.com/blog/loading-time/), 79% des acheteurs insatisfaits de la performance d’un site, déclarent être à l’avenir moins enclins à faire d’autres achats sur ce même site.

En fait, une analogie simple serait celle d’une télévision: lorsque vous zappez, vous êtes habitué à ce que la chaîne change instantanément, du coup vous ne comprendriez pas en passant à certaines « petites » chaînes d’être obligé d’attendre 10 secondes pour que l’image s’affiche !

Si vous êtes curieux, le site pingdom propose un outil gratuit qui permet de tester le temps de réponse de votre site en fonction de l’origine géographique de vos utilisateurs (https://tools.pingdom.com/)

A titre de comparaison, je vous invite à tester la page de recherche google.com : elle présente un temps de réponse de 374 ms. C’est plutôt pas mal quand on sait que le site reçoit plus de 40 000 requêtes par seconde !


C’est clair : une startup ne peut pas se permettre l’infrastructure nécessaire à ce type de performance.

Pourtant, elle n’a pas non plus le choix : il faut à tout moment se rapprocher du « standard » et toujours rester dans les limites que vont accepter les utilisateurs. Dans le cas contraire, elle risque de les perdre, au profit de la concurrence.


A ce stade, vous allez probablement dire :

  • mais je n’y connais rien en informatique !
  • la technologie des réseaux c’est pas mon truc !
  • je ne sais pas coder !
  • je veux développer un produit, pas une infrastructure !

Et vous avez raison !

Alors, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

La mauvaise nouvelle c’est que vous allez tout de même devoir vous familiariser avec certains concepts incontournables, ne serait-ce que pour pouvoir soutenir une conversation avec la personne – ou l’équipe – qui s’occupe du développement de votre produit et de son hébergement.

La bonne nouvelle c’est que vous n’avez pas besoin d’avoir une connaissance en profondeur et que vous devriez être capable comprendre les concepts de base assez rapidement.


Le bon côté des choses, c’est que depuis longtemps, il est possible de passer par des sociétés qui offrent des services de mutualisation d’infrastructure pour réduire les coûts d’hébergement.

Si vous regardez ceci, vous avez très probablement (peut-être même sans le savoir) déjà hébergé du contenu chez OVH.

Et si vous avez déjà utilisé WordPress, Shopify ou Slack, vous savez qu’il existe de nombreuses plateformes et de nombreux outils, qui permettent d’atteindre un niveau de performance tout à fait acceptable, à un coût qui reste abordable même pour des startups.


Mais les technologies évoluent sans cesse et nous font entrer peu à peu dans l’ère digitale.

Dans les années 1990 et 2000, on ne parlait pas vraiment de plateforme ou d’application mais plutôt de site web : un ensemble de fichiers qui pouvaient être interprétés par un serveur pour générer des pages lisibles à l’aide d’un navigateur. Ces fichiers pouvaient être hébergés sur n’importe quel ordinateur suffisamment puissant et qu’on pouvait avoir dans une baie informatique du local IT de l’entreprise, ou même chez soi.

Aujourd’hui on n’héberge plus vraiment des fichiers, mais plutôt de l’applicatif, qui va souvent nécessiter un ensemble spécifique d’outils logiciels – on parle de « pile logicielle » .


En fait, depuis quelques années, on assiste surtout à deux évolutions majeures :

  1. la digitalisation des hébergements : on ne parle plus de serveurs mais de Cloud. L’infrastructure devient un service (on parle d’IaaS – Infrastructure as a Service) par lequel on peut louer des ressources : processeur (pour la vitesse de traitement), mémoire (pour le nombre de requêtes en parallèle), espace de stockage (pour la base de données) et bande passante (pour la vitesse d’accès).
  2. la virtualisation des couches logicielles On peut installer plusieurs piles logicielles, y compris la couche noyau, sur une même machine. Cela représente des opportunités et permet de faire plus de choses à moindre coût, mais cela implique aussi d’avoir une compréhension approfondie des composants d’une infrastructure et de leur orchestration.

Selon moi, ces deux évolutions sont un atout pour les startups car elles leur permet de bénéficier d’un effet levier considérable et, du coup, de pouvoir rivaliser avec les géants du web.


Pour conclure cette video, encore une fois, il y a beaucoup de raisons qui peuvent expliquer l’échec de jeunes startups.

Mais si vous mettez l’expérience client au coeur de vos préoccupations, vous mettrez toutes les chances de votre côté.

Dans une autre video je détaillerai pourquoi et comment se concentrer sur ce qui apporte de la valeur à vos clients, quitte à laisser tomber 80% des fonctionnalités.

Pour l’heure, ce qu’il faut retenir c’est que si vous avez un produit digital, il dépend d’une infrastructure … et toutes les infrastructures tombent en panne !

Donc le meilleur conseil que j’ai à vous donner :

Basez le plus possible votre outil sur l’infrastructure de fournisseurs de services SaaS : les plateformes de ce type disposent d’une large bande passante et prennent déjà en charge toutes les questions techniques: la redondance des disques, la répartition de charge, les sauvegardes, etc.

Si votre produit est trop complexe pour le permettre et que vous gérez votre hébergement vous-mêmes ou que vous faites confiance à votre équipe de développement, à votre agence digitale de communication, ou à un ami « hyper-doué-en-informatique », essayez de passer en revue ensemble les 4 points suivants pour vous assurer que vous n’êtes pas en train de travailler sans filet sans le savoir :

  1. pouvez-vous supporter la montée en charge ?
  2. pouvez-vous basculer sur une version de secours en cas de défaillance ?
  3. lorsque ce sera nécessaire, pourrez-vous migrer vers un hébergement plus performant , avec un minimum d’impact sur les utilisateurs?
  4. en cas de scénario catastrophe, pouvez-vous basculer vers une page de maintenance qui donne l’impression que tout reste sous contrôle; que l’utilisateur est LE SEUL à avoir un problème; et que vous faites tout pour que SON accès soit rétabli le plus rapidement possible ?

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